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Lettre ouverte aux chefs d’état et de gouvernement des pays membres de l’Union européenne

18/11/2009

 

Mesdames et Messieurs les chefs d’état et de gouvernement des pays de l’Union européenne,

Le 19 novembre vous avez l’intention de nommer au cours d’un dîner que vous voulez historique  le premier président du conseil européen tel que défini par le Traité de Lisbonne.  

Ce diner restera en effet historique car il montrera alors ouvertement le peu d’attention que vous prêtez aux considérations démocratiques dans la façon de désigner les deux premiers et plus hauts représentant de l’Union européenne, le président du conseil européen et son ministre des affaires étrangères. 

Quoique vous laissiez entendre les deux postes auxquels vous voulez nommez nos deux premiers représentants européens sont des postes clés de la politique internationale de l’UE et de la cohésion de la gouvernance européenne. C’est la première fois de toute l’histoire que l’Europe en tant que entité politique se dote de telles organes qui revêtent une importance significative non seulement auprès de ses citoyens mais, et surtout en tant que première puissance économique mondiale. 

Ces représentants seront les représentants officiels et interlocuteurs privilégiés de la communauté internationale, et doivent, ne serait-ce que par respect de ce qu’il reste de démocratie dans le fonctionnement de l’Union européenne, être élus avec autant de transparence possible.  

Or, au lieu de cela et malgré le fait que le traité de Lisbonne ne soit pas encore entré en application vous souhaitez décider au cours d’un repas organisé dans la précipitation de ces représentants, dont personne ne connaît la conviction, ni même un semblant d’opinion, ni n’a vu la moindre ébauche de ce qui pourrait ressembler à un programme !   

Nous, citoyens européens, ne pouvons nous contenter d’un simple dîner, organisé dans la précipitation pour choisir ceux qui seront demain nos deux plus hauts représentants de l’Union européenne sur la scène mondiale, ni laisser l’UE être conduite pendant 2 ans et demi par des marionnettes dont les noms sont sortis d’un chapeau entre deux plats et trois verres de vin !

La position de Newropeans est claire. Nous réitérons les axes de notre déclaration de Madrid, à la veille du sommet de Lisbonne en 2007.

Un véritable processus démocratique, puisque certains d’entre vous parlent encore de démocratie en nommant de la sorte les représentants de 500 millions d’européens, un véritable processus démocratique aurait imposé que ces 2 premiers représentants du peuple européen soient élus par les citoyens européens ou du moins leurs représentants élus au parlement européen, sur un programme, des engagements clairs sur certains points stratégiques dans la conduite de la politique européenne : la crise sociale et économique, l’environnement, les élargissements, etc…) 

Nous citoyens européens et Newropeans, le premier parti politique européen à s’être présenté en auprès de 100 millions d’européens aux élections européennes de juin 2009, vous demandons de désigner nos deux plus hauts représentants de la façon la plus transparente et démocratique possible et de faire preuve de décence et de responsabilité auprès des citoyens que vous représentez !

Tout autre processus ne conduira encore qu’à creuser encore davantage le fossé entre citoyens européens et institutions européennes, et à affaiblir l’Union européenne tant dans son fonctionnement interne qu’au niveau international. 

Newropeans
18/11/2009
www.newropeans.eu

► English:  Open letter to heads of state and government of European Union member states

Add comment novembre 18th, 2009

Réunion Newropeans Mercredi 18 novembre à 20h00: Café “Pauline” - Cour St Emilion

 Plusieurs axes à discuter, dont certains à faire remonter à la réunion de Trieste:
- mise en place d’un calendrier de réunions locales et des supports de communication
- remise à jour des fichiers médias locaux - désignation du coordinateur
- remise à jour des fichiers cafés-citoyens - désignation du coordinateur
- gestion des blogs, et autres… remise en place d’une équipe
- création/gestion d’une équipe “Agenda” Newropeans?
- travail sur un nouveau tract newropeans (premières propositions pouvant être faites à Trieste)
- suggérer au NAT la diffusion des positions newropeans via tracts trans-européens (actions de tractages simultanées sur certaines places d’Europe)
- divers…

Marianne
06.34.99.39.13

Add comment novembre 17th, 2009

“Dîner de cons”: l’Europe entre la poire et le fromage

Lu dans l’Euobserver ce jour:
Meanwhile, a Polish suggestion that candidates should give job interview-type presentations at the dinner before the final choice is made is gaining in popularity.” 
Un dîner??? Le 19 novembre? La semaine prochaine? L’Europe entre la poire et le fromage… L’histoire vous rattrape souvent de façon inattendue.


Justement en rentrant de Dresde j’ai écouté une émission très intéressante sur l’avènement d’Hitler, avec lecture de rapports écrits dans les années 30 et notamment ceux faisant référence à un fameux dîner organisé en 1933 par les pouvoirs pour décider de la politique générale de la chancellerie. Hitler y a tenu un discours de 2h1/2 exposant ainsi son programme en tant que chancelier (mais auquel personne n’a voulu croire, tout le monde étant persuadé que Hitler ne représentait rien, n’est-ce pas?). Dans l’exposé de son programme Hitler ne préconisait rien de moins que:
-
délivrer la société des dommages causés par le cancer de la démocratie…
-
procéder à un lavage de cerveau du peuple dont s’occuperont des organismes politiques internes
- lancer la politique de conquête vers l’Est et la germanisation du sol, à l’exemple des Français et des Polonais (sic)…

En ce qui concerne les deux premiers points, je considère que nous y sommes presque:

- Tout est mis en œuvre pour lutter contre le pouvoir du peuple

Tous les processus politiques décisionnels européens se font sans consultation des citoyens en Europe ou du moins n’ont-ils aucun contrôle sur ces processus. Parce que renvoyer tous les 5 ans de nouveaux députés européens, qui jouent aux marionnettes au sein d’une structure qui n’a aucune influence sur la gouvernance de l’Union européenne, n’est pas pour moi un pouvoir de décision et certainement pas de contrôle. D’ailleurs nombreux ont déjà oublié leur promesses, et sont déjà tournés vers leurs prochaines échéances, nationales!
Que peuvent faire les citoyens européens contre la désignation de telle ou telle personne en  tant que président ou ministre des affaires étrangères? Rien. Quels pouvoirs ont-ils? Aucun.
Pourtant, et contrairement à ce que nos politiques et nos médias véhiculent ce ne sont pas des postes représentatifs mineurs. Ce sont les premiers postes représentatifs dont se dote l’Union européenne non seulement auprès de ses citoyens mais, et essentiellement, en tant que l’une des plus grandes puissances mondiales. Ce sont des postes clés de la politique internationale de l’UE et de la cohésion de la gouvernance européenne. Alors est-ce que la nomination à ces postes doit rester un pur marchandage entre états, ou une jeu de chaises tournantes? On arrive à ce stade à une véritable caricature de ce que la politique et la démocratie représente en Europe et dans nos principaux pays européens, notamment en France et au Royaume-Uni. L’Allemagne est encore bercée par les douces illusions des Allemands de l’est qui se sont voici 20 ans “libérés” d’un régime qui leur déniait tous droits et libertés. A vous dégoûter de la politique et des plats qu’elle vous sert.
Le droit à pétition établi par le traité de Lisbonne est une farce démocratique, une distorsion bureaucratique dans un processus démocratique, une “communautarisation” des citoyens en Europe qui véhiculera toutes les revendications communautaires et minoritaires plutôt qu’une vision sociale (diviser pour mieux régner). Peut-on réellement croire qu’en voulant rapprocher la Commission européenne des desiderata des citoyens en Europe on la rendra plus démocratique? C’est donc reconnaître que c’est cet organe, issu d’aucun processus politique et démocratique qui détiendrait le véritable pouvoir décisionnel. Peut-on vraiment croire que la démocratie passe par les arcanes bruxellois, et le bon vouloir de fonctionnaires européens non “limogeables” et immunes à vie?

La démocratie, un cancer…
 

- Tout est mis en œuvre pour lutter contre la parole du peuple
Dès que celui-ci s’exprime on s’offusque de tant de malhonnêteté et de tant d’absence de reconnaissance envers des chefs d’état et un système qui font tout, mais tout pour leur peuple.
Nos “bons petits pères des peuples” qui n’ont pas vu venir la crise, qui manipulent les chiffres du chômage, des licenciements, des fermetures d’usine, des ventes d’automobiles, qui se laissent gruger par des pouvoirs financiers qui les terrorisent en agitant des spectres des gouffres financiers si on ne les laisse pas continuer à creuser nos fosses. Qu’on laisse donc mourir GM de sa petite mort, qui est inéluctable et sauvons ce qui reste encore de l’automobile européenne. Que l’on taxe les banques ou les systèmes financiers pour participer à la solidarité sociale. Qu’est-ce que cela veut dire de se retirer des paradis fiscaux? Plutôt que de lutter contre on va laisser le champ libre à d’autres établissements bancaires et financiers du monde. Les Etats-Unis s’en frottent déjà les mains! Les Bahamas, et les Iles Caïmans ont de l’avenir devant eux. Qu’on arrête de vouloir concurrencer le monde avec une Europe sociale à la baisse, qui s’abaisse justement au plus petit dénominateur commun. La proposition du gouvernement français d’embaucher des salariés roumains ou polonais à 3 ou 4 euros de l’heure, bouée-test lancée pour connaître de la réactivité de la société sur la question, est proprement scandaleuse (d’ailleurs elle a scandalisé l’ensemble des exploitants agricoles). Nous ne nous sommes pas battus pour cela! mais bien pour Europe du bien-être, de l’égalité des chances et du développement, et pour que ces valeurs là nous puissions en faire bénéficier le monde, de façon pacifique, à l’exemple de ces 50 dernières années de construction européenne.
Nos “bons petits pères des peuples” qui, comme Pétain, nous engluent de leurs débats sur l’identité nationale à l’heure où justement il faudrait innover en matière d’intégration socio-politique européenne. Un ministre franco-allemand? Mais pourquoi faire? (Et pourtant qu’en ai-je rêvé en tant que franco-allemande!). Alors que nous sommes en pleine crise européenne! Vous l’avez lu vous le questionnaire français sur l’identité nationale? La France vs l’Europe, la Français vs les immigrés, et que l’on fasse chanter “tous les enfants de France” (Hitler parlait bien de “germanisation… à l’exemple de la France...) haut et fort un hymne national qui appelle à la guerre, que l’on conspue ceux qui osent critiquer et s’opposer à la fierté d’être français. L’opposition? Y en a-t-il encore une. Nos partis conservateurs ont aspiré au sein d’un même organe depuis la gauche à l’extrême droite toutes les velléités de conspiration, mettant à l’index du terrorisme/anarchisme tout mouvement déviant (les exemples ne manquent pas en France: depuis Rocard (PS) à de Villiers (Libertas), en Allemagne: coalition Jamaïque rassemblant CSU/CDU/FDP/Die Grünen… à vos souhaits!). Cela vous donne une image de nos hommes politiques d’aujourd’hui marchandant un siège à la table royale, contre une défection sur le terrain, pourtant ce sont des élus ayant reçu un mandat spécifique des citoyens… Sans oublier qu’ils “marient” avec aisance leur influence avec le pouvoir médiatique, on est en droit de s’inquiéter de leur sens de l’éthique. Les médias sous chape, où l’on a pris soin de placer nombre d’amis, ne sont autres que les relais des bonnes actions et des bonnes pensées de l’état. Sitôt un journaliste ou un intellectuel (si, si, il en existe encore!) ouvre une gueule un peu trop grande, sitôt la première injonction d’un porte-parole gouvernemental ou d’un ministre de la Cul-ture relayée sur tous les supports.

Lavage de cerveau de nos élites politiques, médiatiques…
 

Lavage de cerveau des citoyens par l’intermédiaire d’organes et d’instrument politiques qui viennent peu à peu ronger nos libertés de pensée, d’expression, de communication, de déplacement, au nom d’une guerre contre le terrorisme auquel plus personne ne croit, tellement nos hommes d’état ont éculé la notion, ce qui rend la situation encore plus dangereuse. Des médias de plus en plus sous influence, Reporters sans Frontières a constaté que l’Europe en général est en recul sur la liberté de la presse. Des instruments qui nous condamnent à évoluer de plus en plus dans une liberté factice: fichés depuis le petite enfance, jusque dans notre inimité (carnet de santé - MST (Sida), sexualité, religion, fichier Edvige …) écoutés, espionnés (caméras vidéos dans les rues, Hadopi, directive Telecom, stockage de tout appel téléphonique, tout email, toute recherche sur le net, twitter…), vendus (accès des services “publics” à l’ensemble des données, transmission des informations aux pouvoirs américains, ventes frauduleuses des données à des entreprises privées…), l’étau se resserre sur le citoyen. Et si cela ne vous rappelle rien, demandez à nos chers concitoyens qui ont fait sauter les murs voici 20 ans.
L’espace Schengen n’est plus qu’un leurre, au cours de mes derniers voyages trans-frontaliers par le train en Allemagne nous avons été fouillés par des “policiers” auxquels ils ne manquaient plus que les chiens, en voiture, j’ai été interrogée à la frontière italienne sur le but de mon voyage… Nous devons nous soumettre au traitement de choc de la grippe H1N1, parce que le gouvernement en a décidé ainsi, mais dont le déferlement se laisse désirer, et dont la psychose mise en place par les pouvoirs publics permet d’occulter tout les dysfonctionnements des services de santé. Combien de morts par la grippe “normale”? Combien de personnes qui ne se font pas soignées, tout simplement les dents par exemple, parce que les soins deviennent trop chers? Et que dire des visites médicales scolaires non effectuées, inefficaces, parce que les autorités ne sont pas dotées de moyens.

Alors? L’Union européenne ne lancera certainement pas de politique de conquête du sol vers l’est - quoique, imposer les élargissements de la Turquie, de l’Ukraine etc… n’est-ce pas une certaine perception colonialiste de l’Europe? Elle ne réalisera certainement pas une “européanisation du sol”. Actuellement nous sommes plus près d’un morcellement européen, et d’une récupération par des forces nationalistes (que ce soit économiques: cf l’Allemagne, militaires: cf la Pologne, ou encore identitaires: cf la France…), sauf si demain elle concentre effectivement ses pouvoirs entre les mains de politiciens, comme Blair, Brown (avec son candidat David Miliband), Rasmussen, le danois, à l’Otan, Merkel et ses visites d’intronisation aux USA, et tous les autres,  qui ne peuvent pas concevoir l’Union européenne indépendante de toute vision transatlantique. Alors, comme cela est déjà en gestation en Pologne ou en République tchèque, flottera sur nos sols européens un autre drapeau. D’ailleurs le traité de Lisbonne n’a-t-il pas tout simplement supprimé toute référence au drapeau européen comme symbole de l’Europe?

Alors? Pouvons-nous nous contenter d’un simple dîner, organisé dans la précipitation (la présidence suédoise ne voulant surtout pas se laisser doubler) pour le choix de ceux qui seront demain nos deux plus hauts représentants de l’Union européenne sur la scène mondiale, être conduits pendant 5 ans par des figures de proue dont les noms sont tombés sous le couperet entre la poire et le fromage, sans que nous ayions notre mot à dire, sans que nous puissions en influencer les initiatives politiques, sans une once de contrôle et de droit à sanctionner, ne serait-ce par un vote les engagements politiques qu’ils seront amenés à prendre et à défendre? Le 19 novembre, ce n’est pas l’Union européenne qu’il faut sauver, mais nous-même, les citoyens européens et les valeurs auxquelles nous voulons encore croire, comme la démocratie par exemple… 

Marianne Ranke-Cormier
Bagneux, France 

Liens, en guise de petite revue de presse:

Add comment novembre 17th, 2009

En Europe la religion est une affaire privée

Après les vifs débats à propos des foulards des femmes musulmanes, court maintenant en Europe l’affaire des crucifix.  La Cour européenne des droits de l’homme a décidé de façon unanime que les croix chrétiennes dans les salles de classe ne sont pas compatibles avec la Convention Européenne des Droits de l’Homme. Ces croix limitent la liberté des parents à éduquer leurs enfants selon leurs croyances philosophiques propres. Cet arrêt qui s’applique à l’Italie est une décision historique pour l’Europe, pour le citoyen européen, pour les valeurs européennes… CHRISTEL HAHN (traduction Marianne Ranke-Cormier) - NM 05/11/2009

Add comment novembre 5th, 2009

245 000€, ambiance fin de règne…

DAVID CARAYOL - Vous souvenez-vous en 1993 l’affaire de la salle de bains à 300 000 Francs qui avait valu à Jacques Toubon, alors ministre de la culture, maintenant (et encore) député européen.. de se faire railler par quelques bonnes plumes journalistiques?
Non, alors vous vous souviendrez peut-être des 245 000€ de la douche temporaire et ses 8 salles de réunion du président Sarkozy dans le cadre de la présidence de la France à l’Union européenne!? Attention on y apprend que la douche présidentielle de luxe avait la radio, ça à un prix tout de même, j’entends déjà médire les mauvaises langues d’ajouter: « Heureusement qu’il n’y avait pas la TV ou pire le téléphone intégré!? »
10 fois plus que Toubon à l’époque, il fallait le faire, notre président l’a fait! Il faut dire à sa décharge que deux événements notoires sont passés par là depuis 1993 et pas des moindres: Le passage à l’euro, et l’inflation… c’est bien connu l’Europe est responsable de tous nos maux et les prix augmentent tout le temps!?

Fin de la parenthèse car en fait cette anecdote n’est que l’introduction de cet article qui est de constater la drôle de période que l’on vit en ce moment..

Avez-vous remarqué avec quel emballement les scandales et aberrations en tous genres se succèdent à une vitesse inquiétante dernièrement et depuis quelques semaines ? Vous arrivez à suivre ? J’avoue que j’ai beaucoup de mal et pourtant je suis un assidu de l’actu.
Une petite compilation me paraît nécessaire pour s’y retrouver. Par ailleurs je m’excuse d’avance, cher lecteur, de tout raccourci malheureux que je pourrais faire en liant ces faits les uns aux autres. Il sont purement subjectifs et toute assimilation à une vérité objective ne serait que pure coïncidence…   Allons-y.

Donc:
Rétrospective rapide du mois de septembre 2009 où la préparation du G20 et la guerre aux méchants bonus des méchants traders est déclarée! On y apprend que l’Union européenne menée par le trio de choc franco-germano-britannique va remettre de l’ordre dans le monde pourri de la finance et des financiers, oubliant au passage de dire que rien ne changera en légiférant sur les bonus puisque ces derniers ne sont que la conséquence et non pas la cause du problème.
Puis le conditionnement à la future épidémie de grippe bat son plein, la grippe dangereuse et très méchante arrive et elle va faire mal, très mal… mais n’ayez crainte gentes gens, l’état veille et les 94 millions de doses sont prêtes à vous rassurer… pardon vacciner.
Puis c’est l’affaire Polanski qui débute où on apprend les velléités pédophiles (si si c’est comme ça que ça s’appelle) d’un réalisateur très connu et respecté, et respectable qui vit convenablement en France depuis 30 ans comme si de rien n’était. Réalisateur soutenu par le très respectable et respecté Frédéric Mitterrand par qui on apprend qu’en fait à 13 ans une femme (pardon une fille)  n’est déjà plus un enfant. Puis coup de tonnerre car enfin il se pourrait bien que ce même ministre es-neveu d’un autre illustre président, soit lui même pédophile (si si c’est aussi le mot dans ce cas là), mais bon laissons planer le doute (de toutes façons il plane déjà très bien tout seul) sur l’age des prostitués hommes (car homosexuel n’est pas pédophile… sauf si les ‘objets sexuels’ en questions sont mineurs…cqfd) que fréquentait ce monsieur, pardon ministre, dans une autre vie..
Puis c’est au tour du fils Sarkozy, alias prince Jean, accusé de népotisme de faire parler de lui pendant 2 semaines, d’abord ignoré de la presse française, puis finalement attaqué de toutes parts par cette même presse, celle-ci ayant enfin remarqué les charges impressionnantes des journaux étrangers et de la blogospere, son illustre président de père faisant au même moment un (tout aussi) illustre discours sur la valeur du travail dans une école française. Coup de tonnerre au bout de 2 semaines, Jean sans peur recule devant tant de haine.. car si la valeur n’attend pas le  nombre des années selon ses défenseurs de sbires à papa, les privilèges non plus selon la vaste majorité des français !
Enfin dans le même temps une douce berceuse nous est servie chaque jour sur le procès Clearstream, dont personne n’a toujours rien compris, sauf que De Villepin, pardon Villepin (car il faut l’appeller comme ça dans la presse pour qu’il fasse plus près du peuple..) se retrouve accusé d’en être responsable et même coupable par le président Sarkozy dont on comprend qu’il ne l’aime pas beaucoup…

Vous suivez toujours car attention, nous entrons dans la 2ème phase encore plus bordélique.

Mais pendant que certains nantis s’amusent à faire parler d’eux, et que la presse se (re)fait une virginité contre ses maîtres, nous assistons à une vague de suicides sans précédent  dans un des fleurons de l’industrie française, longtemps modèle de la réussite capitaliste à la française depuis sa privatisation en 1998, j’ai nommé France Télécom alias Orange (c + in). Après une autre vague il y’a quelques années dans un autre fleuron, Renault, et entretenant un décompte scrupuleux de la part des journalistes du nombre de suicidés à France Télécom, mais également dans toute autre entreprise concernée, Peugeot, Thalès…, car de paroles de journalistes, il semblerait que certains se méfient autant de l’épidémie de grippe que de l’épidémie de suicides (cqfd). D’ailleurs nous en sommes à 38 décès en France pour la grippe H1N1, je laisse le soin aux journalistes de fournir le nombre de suicidés ! Mais dans le même temps une polémique (et oui encore une) commence à gonfler portant sur l’innocuité des doses censées rassurer, pardon des vaccins, contre la méchante grippe. On y apprend que la moitié des médecins ont peur de se faire vacciner et les deux tiers des professionnels de santé également. Et ce malgré un lancement en bonne et due forme dans les principaux journaux télévisés du pays où on y voit même un médecin d’un illustre hôpital parisien se faire vacciner en présence de la ministre de la santé (qui elle ne se fait pas vacciner en revanche…).

Pour résumer donc:
Méchante grippe => Peur de la population => 94 million de gentilles doses pour plus avoir peur (pardon pas être malade) => Gentilles doses peut-être pas si gentilles = > Peur et colère de la population qui n’a finalement plus peur de la grippe H1N1 (car tous les français connaissent maintenant quelqu’un qui en est sorti guéri en quelques jours) et très peur du vaccin ! Et encore moins confiance dans les politiques et les médias.

Quant à la vague de suicides, on commence à entendre, après que l’ensemble des plusieurs dizaines de milliers de salariés ait été noyé sous des questionnaires à 10 pages pour comprendre leur mal-être (bon courage pour les dépouillements), des phrases sensées du style: « Peut-être que finalement une mobilité trop fréquente coupant régulièrement les salariés de leur milieu social, couplée à une pression grandissante, aurait des effets néfastes sur l’équilibre émotionnel ». Ah bon!? On aurait pas cru !! Ajoutez à cela que les salaires n’augmentent pas ou quasiment pas quand l’inflation galope dans le même temps (il n’y a qu’à voir l’exemple de la douche à Sarkozy, son salaire à lui augmentant, c’est un fait suffisamment rare pour être répété, QUE de 200% quand le prix de la douche lui… je vous laisse calculer le ratio entre une douche normale, disons une belle douche bien confortable de base entourée de 8 salles de réunion confortables, professionnelles et fonctionnelles … et 245 000€, moi j’y arrive pas !), que les perspectives économiques sont sombres et que plus personne ne croit les faiseurs de rêves qui nous annoncent que la crise est finie.. (d’ailleurs ils sont de moins en moins à la dire terminée) mais que le chômage lui en a encore pour quelques mois car les entreprises veulent en être sûr, tout de même. Et que le nombre de chômeurs explose et que les jeunes diplômés se retrouvent pour plus de la moitié d’entre eux sans travail. Alors oui, y’a de quoi avoir un coup de déprime passager…

Surtout quand dans le même temps on apprend qu’une proposition de loi visant à créer une taxe spécifique pour les banques vient d’être re-votée pour erreur d’un député UMP (qui avait le mérite d’être parmi les 84 députés votants ce jour là… combien de députés français déjà? ) qui justement  soutenait ce texte quelques minutes avant en commission.. Vous comprenez toujours vous ? 1. ce revirement brutal, 2. ce re-vote dans une démocratie??? 3. que les banques s’en tirent si bien.. Mais c’est vrai que maintenant le re-vote est la norme quand on vote mal, et pas qu’en France et que sans les banques l’économie n’est pas l’économie.. et j’ajouterai les économies elles seraient réelles et pas que pour le contribuable !?

Dans le même temps Hadopi et l’amendement 138 qui préservaient encore un minimum le méchant internaute voleur et scélérat sont passés aux oubliettes, malgré 2 votes du parlement européen largement en sa faveur autour de 80%… sur l’insistance d’une député européenne française Madame Trautman.. mais bon en fait le positif dans Hadopi, c’est que les ‘geeks’ comprendre les méchants internautes téléchargeurs illégaux ont une longueur d’avance sur les gentils censeurs de leur ordre public.. il semblerait en effet que ce texte conçu pour contrer le P2P soit déjà obsolète, la tendance étant déjà au streaming et à l’instantané et non plus au téléchargement et stockage… Au passage peut-être faudrait-il en informer le pédégé d’SFR, oui oui le téléphone, qui demandait récemment au gouvernement anglais de faire preuve de la même intransigeance que l’état français pour sanctionner les méchants internautes brigands.

Dans le même temps Judas, pardon Monsieur Besson, nous sort un vieux débat de sous les fagots dont la grande majorité des français (moi y compris) se fout comme de l’an 40 sur l’identité nationale. Etant accusé de dérives pétainistes par certains cela prête à sourire, il est vrai que le ministre de l’intérieur avait lui aussi fait fort quelques jours avant en off et que son patron de président en a ressorti une couche dans son discours auprès des agriculteurs, qui n’en avaient eux même également rien à battre puisque la seule chose qu’ils demandaient c’est de pouvoir vivre de leur travail. Vous suivez toujours? Le président Pétain, pardon Sarkozy, qui se sent curieusement obligé de promettre de ne pas mentir à ses électeurs, pardon agriculteurs… leur promit donc 1 milliard à rajouter (j’imagine) aux 30 milliards € d’emprunts géant qui serviront à financer la relance de l’économie, qui elle même  fera repartir la croissance dans un cercle vertueux qui générera de la richesse et des profits et permettra de nouveau de générer des emplois (mais pas tout de suite souvenez-vous) et de rembourser les dettes (astronomiques) qui auront sorti l’économie France de sa spirale infernale. J’ajouterais presque: et permettra d’accroître les salaires des gentils salariés lésés, délocalisés et coupés de leurs attaches sociales et sous pression, mais déjà que j’ai du mal à croire à la phrase précédente, là j’ai franchement la nausée… Il n’y a qu’à voir à quelle vitesse les salaires ont augmenté dans la phase de croissance précédente par rapport aux prix pour n’avoir plus aucune illusion en la matière… Finalement la seule lueur d’éthique (pour ne pas parler d’espoir) récente en la matière, c’est la déclaration ces jours derniers du patron de BMW outre-Rhin qui s’est engagé à ce que la différence de salaire entre un ouvrier et un cadre soit dorénavant stable et d’un ratio constant… Les banquiers et les banques devraient en prendre de la graine. Mais là aussi c’est vain !

Voilà, cher lecteur cet article touche à sa fin, à vous de voir qui devrait bénéficier de la castration chimique dans une société idéale et si la loi était la même pour tous, de même si la valeur travail était la norme alors nous serions (au moins) tous président d’un organisme public à 1 milliard € de budget, j’imagine, si l’identité nationale faisait loi, et les gênes foi, alors notre président ne serait pas là pour en parler, en tout cas en tant que président !? Si les banquiers étaient un peu moins protégés par leurs laquais, pardon les politiciens, ce ne serait pas des millions de français et citoyens dans le monde qui souffrent en silence aujourd’hui en espérant des miettes d’une croissance hypothétique débile car vouée de toutes façons à n’être ni durable, ni soutenable, ni continue !? Finalement la seule bonne nouvelle ce mois-ci chers gaulois ce sont les 50 ans d’Astérix et Obélix, vous savez les deux potes qui font parti d’un petit village d’irréductibles quelque part en Armorique et qui tiennent en échec l’empereur d’alors… Évidemment ils n’ont pas versé leur sang pour la France, eux, ils ont la potion magique mais on leur pardonne ils ont du panache et ils sont sympas, eux, bien que bagarreurs et raleurs… des français quoi…

Il serait de bon ton pour notre président de ne pas oublier ces racines gauloises, pardon françaises, avant de trop s’inféoder à d’autres Empires pour mieux disserter sur l’identité nationale, à la recherche d’ennemis communs suffisamment faibles pour se donner le premier rôle en toutes circonstances.
Sinon et c’est ce qui semble se produire en ce moment le retour de manivelle est à la hauteur de la mauvaise pression exercée par les mécaniciens de service sur les rouages d’une machine / un système incestueux à bout de souffle basé sur une consanguinité d’élites débilitante et malsaine…  

David Carayol*
Albi, France

* David Carayol est vice-président du Comité Directeur de Newropeans et a été candidat tête de liste Newropeans sur la liste de la circonscription du Sud-ouest

Add comment novembre 5th, 2009

Sharp eye - Regards européens - L’état, c’est moi: the cult of Sarko - the cult of Berlusco

L’état, c’est moi: the cult of Sarko

The tangled and absurd affair of the fast-track political ambitions of “Prince Jean” has – along with a series of other mis-steps, accidents and embarrassments – shaken the trust of the French people in their hyperactive, can-do President. In country where young people struggle to find jobs and, if employed, struggle to be taken seriously, the clamour of angry protest grew and grew. For the first time since his election in May 2007, under increasing pressure from within his own camp, President Sarkozy was forced last night into a humiliating public climbdown. “The present style of government in France is closer to Putin than De Gaulle”, “The cult of personality around Sarkozy … the centralisation of power are taking us towards a Stalinism of the right”, “As far as I am concerned, a page has been turned. I can no longer support, directly or indirectly, such an abuse of power”.
Must read: L’état, c’est moi: the cult of Sarko (The Independent)
Video:
http://www.wikio.fr/video/1836244?from=rssBerlusconi censure… à Louvain
Any citizen can put on his window, visible from the outside, posters about politics or anything else. For example, weeks before elections (local, regional, european), you can see on a lot of windows, pictures of leaders of nearly all kind of parties.
Following the same logic, a guy put a poster about Berlusconi and the 10 questions he does not want to answer to journalists, ending by ‘citizens of all the world, forgive us’. (Un) fortunately, in the same building is leaving a member of the Italian diplomacy of the city. When a politician from Berlusconi’s party went to visit him, he saw the poster and asked to remove it. Since then, pressure on the guy who put the poster, but also on the owner of the building is put by Italian government.
Berlusconi censure… à Louvain (Le Soir)
More about: In Belgio la resistenza di un “farabutto” - “La mia finestra non è a disposizione” - La Repubblica (Italy)

Add comment novembre 5th, 2009

Hadopi 2, Sarkozy II

Non le conseil constitutionnel n’est pas un révolutionnaire, et ce n’est pas lui qui ira sauver ce qu’il nous reste des droits et libertés. L’internet n’est pas un droit fondamental, même l’Europe ne lui reconnait pas ce statut, et tout comme votre courrier pourrait être filtré… MARIANNE RANKE-CORMIER - NM 29/10/2009

Add comment novembre 5th, 2009

Nouveau bouclier antimissile américain en Europe: çà se passe en coulisse

Alors que Obama parle de désarmement nucléaire à l’ONU et fait la morale à l’Iran, Robert Gates, secrétaire américain à la Défense, défend le budget pour moderniser les bombes atomiques B-61 devant le parlement US, et Joe Bidden, vice-président des Etats-Unis, fait sa tournée des popotes européennes pour le redéploiement du bouclier antimissiles américain. MARIANNE RANKE-CORMIER - NM

Add comment novembre 5th, 2009

“L’Europe m’a tuer” - L’amendement 138 est mort

C’était une bataille citoyenne, une bataille pour la sauvegarde de la justice et de la démocratie, une bataille pour un droit européen qui placerait l’intérêt des citoyens, leurs libertés et leurs droits fondamentaux sous la protection d’une “loi” suprême. Mardi, les députés européens se sont couchés aux pieds des politiques et des intérêts nationaux, MARIANNE RANKE-CORMIER sur NM

Add comment novembre 5th, 2009

Sudètes: à quelle sauce sera mangée la République tchèque?

WILLY BAUER - Qui aura écouté Vaclav Klaus jusqu’au bout? Qualifié de “vieux” démon nationaliste et anti-européen, il n’aura pas su faire entendre la voix des Tchèques dans une Europe amnésique. Cependant, il aurait été intéressant de resservir une petite page d’histoire. Certaines raisons historiques méritent que l’on s’y arrête pour réfléchir sur les conséquences des actes qui remettent en cause des situations non encore établies, même en Europe. … NM EUROPOLITIK

Add comment novembre 5th, 2009

[Traité de Lisbonne] Attention tout s’accélère: Non à Blair!

Non à Blair! Après la belle victoire du Oui, la présidence suédoise sort enfin de son mutisme et cela pour asséner un coup de plus sur la tête des citoyens européens, un peu abasourdis il faut l’avouer sur le continent: à la fin du mois, les 29 et 30 octobre, dans le cadre du sommet européen, les 27 états-membres devraient désigner, déjà! leur premier président du Conseil de l’Union européenne pour un mandat de deux ans et demi. Et comme personne ne se précipite au portillon, Tony Blair, fort du soutien des deux majors européens, l’Allemagne et la France (et le Royaume Uni bien sûr) a toutes ses chances. (Marianne Ranke-Cormier)

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Add comment octobre 16th, 2009

Traité de Lisbonne, 67% et toutes ses dents!


David Carayol

Ça y’est les irlandais ont bien voté à 67%, ils ont fait le bon choix, le choix le plus raisonnable qui amènera plus de démocratie, les sortira de la crise, sauvera l’UE de sa stagnation institutionnelle et ouvrira la voix à une nouvelle ère de prospérité bien méritée grâce au travail remarquable de nos chères institutions européennes et de leurs fonctionnaires et partenaires privés dédiés.

    OUF. 

Vous avez du mal à avaler cette phrase? C’est normal tout citoyen objectivement démocrate aurait autant de mal que vous! 

Et oui je passerai sur les « détails » qui ont fait que les irlandais ont cette fois changé d’avis, après tout leur peur de la crise et de ses conséquences en cas de non est tout à fait respectable. Rappelez-vous en France comment les tenants du oui s’étaient focalisés (à court d’arguments) sur la marginalisation de notre ‘grande nation européenne’ en cas de non. L’argument a fait mouche en Irlande une fois encore, la crise y fut évidemment un catalyseur énorme et les Irlandais se sont souvenus qu’ils devaient pas mal à l’UE dans leur prospérité passée, et leur « crise modérée » actuelle[1]

L’ironie de l’histoire s’il en est, c’est que cette crise qui effraie tout le monde et ce vote basé sur la peur favorise et favorisera in fine une UE « décomplexée » (pour reprendre les mots d’un certain président actuel français) qui « libérera » le travail (et le capital aussi au passage) et donc renforcera les conditions mêmes qui ont permis l’arrivée de cette crise financière et économique. Sous couvert évidemment de plus de démocratie et d’un meilleur fonctionnement institutionnel de l’UE qui n’est en fait que de la poudre aux yeux tant les améliorations sont mineures.
En fait ce traité n’améliorera rien à cette UE en crise, une crise politique, de gouvernance et / ou plutôt de non gouvernance démocratique.
Qui plus est ce traité conçu il y’a une dizaine d’années dans une UE déjà en crise de gouvernance est de toutes façons déjà obsolète avant même son entrée en fonction et ne correspond à rien d’autre qu’un texte de plus qui donne l’illusion d’une Union des Européens qui n’est en fait que l’ombre des intérêts mercantiles que cette UE défend ! 

Alors le traité de Lisbonne va entrer en vigueur, vive le traité de Lisbonne ! Ou plutôt vive le traité qui fut d’abord une Constitution européenne rejetée par les citoyens de deux des six pays fondateurs de l’Union, débarrassé de ses attributs européens et renommée pour le rendre plus acceptable, ré-adopté aussi sans les peuples dans ces mêmes deux pays qui l’avaient rejetée, l’un d’entre eux (la France) ayant modifié au passage sa Constitution pour la rendre ‘compatible’ (moins démocratique) avec ce dernier, voté sans les peuples dans plus des deux tiers des pays de l’UE, renégocié à la demande des pays réticents (Irlande, République Tchèque, Pologne…), pointé comme non représentatif de l’opinion  des citoyens allemands par le Conseil constitutionnel allemand… enfin bref tout sauf une avancée citoyenne et démocratique ce traité, mais plutôt une vaste cacophonie d’intérêts nationaux et privés comme l’UE ces dernières années en a malheureusement trop souvent le secret ! 

Gageons que dans un avenir idéal plus proche que lointain les citoyens européens puissent modifier et (re-)voter avec autant de facilité des textes qu’ils pensaient avoir bien votés (ou qu’on a voté à leur place pour être sûr qu’ils soient bien votés !) une fois qu’ils se seront aperçus que la réalité est tout autre !
Et j’ajouterai, pour ceux qui feraient remarquer que cette disposition est possible grâce au traité de Lisbonne et ses 1 million de voix requises pour présenter un projet de loi citoyen : sans l’aval d’une instance bureaucratique non élue (la Commission européenne), sinon ce n’est pas un progrès démocratique mais une blague de plus dans une illusion de société démocratique ! 

Les crises ont ceci en commun qu’elles défont avec autant de verve des vérités qu’elles prenaient pour acquises encore peu de temps avant… combien de temps encore les européens croiront les promesses des marchands de rêve qui mènent l’UE aujourd’hui ?
Mystère… Une chose est sûre c’est que si vous êtes réveillés et que vous souhaitez que plus de gens se réveillent et prennent leur destin européen en main, rejoignez le seul mouvement citoyen européen à dénoncer le cauchemar que nos élites nous dessinent et aidez Newropeans à installer une démocratie en Europe. C’est plus que jamais nécessaire et urgent !  

David Carayol*
Albi, France
 

* David Carayol est vice-président du Comité Directeur de Newropeans et a été candidat tête de liste Newropeans sur la liste de la circonscription du Sud-ouest

Add comment octobre 15th, 2009

Les lois allemandes d’encadrement du traité de Lisbonne n’ont aucun effet sur l’UE

[Communiqué de presse] Les nouvelles lois allemandes d’encadrement du traité de Lisbonne devraient renforcer la participation du Bundestag et du Bundesrat à la définition de la politique européenne de l’Allemagne. Ce qu’elles ne permettront pas cependant, c’est d’effectuer le pas nécessaire en direction  de la démocratisation européenne et d’une définition commune de la politique européenne dans l’intérêt des citoyens(ennnes) de l’UE.

Communiqué de presse 17.09.2009

Newropeans veut la démocratie européenne

Les lois allemandes d’encadrement du traité de Lisbonne n’ont aucun effet sur l’UE

Les nouvelles lois allemandes d’encadrement du traité de Lisbonne devraient renforcer la participation du Bundestag et du Bundesrat à la définition de la politique européenne de l’Allemagne. Ce qu’elles ne permettront pas cependant, c’est d’effectuer le pas nécessaire en direction  de la démocratisation européenne et d’une définition commune de la politique européenne dans l’intérêt des citoyens(ennnes) de l’UE.

Newropeans, le premier mouvement politique européen citoyen pour la démocratisation de l’UE, rejette le traité de Lisbonne parce qu’il cimente le processus décisionnel anti-démocratique tel qu’il fonctionne actuellement au niveau européen. Les nouvelles lois allemandes d’encadrement du traité de Lisbonne, adoptées à la suite de la décision du Conseil constitutionnel allemand  par le Bundestag puis par le Bundesrat, ne changent rien à cette situation. Ces nouvelles lois vont certes permettre de renforcer la participation des représentants du peuple et de la deuxième chambre - le Bundesrat - au processus décisionnel de l’UE, mais elles ne répondent pas à trois questions fondamentales :

1. Les députés du Bundesrat feront-ils effectivement usage de ce nouveau domaine d’intervention politique?
2. L’UE en devient-elle plus démocratique?
3. Quelle signification pour le développement de la politique européenne?

Que les députés du Bundesrat investissent effectivement le terrain qui leur est ainsi offert est peu probable. En effet, la Constitution comme le traité de Lisbonne (sur ces deux choix politiques fondamentaux un vaste débat à tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la Chambre aurait dû être conduit d’urgence) auraient dû être l’occasion d’impliquer davantage les citoyens au processus décisionnel de l’UE. Même sans la décision du conseil constitutionnel, la majorité des représentants du peuple aurait pu initier un tel débat. Ils ont laissé passer cette chance parce qu’ils se voient moins comme des représentants du peuple que comme des figures de proue de leur parti.

Les nouvelles lois allemandes d’encadrement ne rendent pas l’UE plus démocratique. Le juge constitutionnel a reconnu avec justesse que” le cadre du pouvoir politique décisionnel de l’Union … s’est régulièrement et considérablement accru” de sorte que dans certains domaines politiques, l’UE s’est développée sous la forme d’un état fédéral. Les procédures décisionnelles toutefois sont restées celles d’une organisation internationale. Elles échappent donc aux parlements nationaux.

Newropeans déclare que dans la mesure où la politique européenne façonne la vie des citoyens, cela doit être fait de façon démocratique. Au lieu d’un recours inefficace aux parlements des Etats membres, c’est un Parlement européen renforcé et des référendums trans-européens qui devraient légitimer le pouvoir décisionnel de l’Union

Enfin, quelle signification pour le développement de la politique européenne?

Une fois de plus, c’est la perspective nationale qui est renforcée par cette décision du Conseil constitutionnel. Aucun des problèmes de niveau européen n’est abordé. “Dix années après la démission de la Commission Santer et juste après la réélection controversée de Manuel Barroso, la situation n’a fait qu’empirer dans tous les sens”, déclare Franck Biancheri président de Newropeans. L’absence de contrôle politique des bureaucrates, tout comme l’immunité judiciaire à vie des fonctionnaires, demeurent. A cela s’ajoutent une tolérance accrue au sein des institutions vis-à-vis des irrégularités et l’influence croissante des lobbyistes et autres acteurs extérieurs sur l’élaboration et la mise en oeuvre de la politique européenne. Les institutions ont perdu le contact avec les citoyens européens, et même celui avec les bénéficiaires de leurs programmes européens. Les gouvernements des états-membres y contribuent également par leurs choix de court terme en faveur d’une Commission faible - au moment précis où les défis comme la crise économique mondiale ou les changements climatiques devraient être aborder ensemble!

En tant qu’européens et démocrates, les Newropeans veulent non seulement dénoncer les insuffisances et les échecs politiques mais aussi contribuer à y mettre fin.  Newropeans est le premier mouvement citoyen européen qui veut mettre en oeuvre la démocratisation de l’UE. Aux élections européennes en juin 2009, Newropeans s’est présenté avec des résultats non négligeables dans trois états-membre de l’UE (Pays-Bas, France, Allemagne) sous le même nom et avec le même programme défini par ses membres. Newropeans a été créé en 2005 à la suite des échecs des référendums français et néerlandais.

Le mouvement citoyen existe dans plus d’une douzaine d’états-membre de l’UE, il ne s’inscrit ni à droite ni à gauche, il est indépendant et voué à se dissoudre dès que la démocratie européenne sera effectivement atteinte.

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NEWROPEANS
www.newropeans.eu

- [Pressemitteilung] Begleitgesetze zum Lissaboner Vertrag bewirken nichts in der EU
- Newropeans

Add comment septembre 25th, 2009

Défense européenne: Obama laisse tomber le bouclier, l’UE aura-t-elle d’autres opportunités?

   

Le recul des États-Unis sur le déploiement du bouclier anti-missiles en Pologne et en République tchèque est une opportunité pour affirmer le rôle de l’Union européenne dans la protection de ses frontières, la défense de ses 500 millions de citoyens,  et le lancement d’une réflexion sur la défense européenne proprement dite.


Il appartient à l’Union Européenne et à ses leaders politiques, Conseil et Parlement européen, de répondre immédiatement à ce recul, en affirmant auprès des gouvernements polonais et tchèque qui s’inquiètent de ce “lâchage” en pleine débâcle mondiale, que la meilleure garantie de la  liberté et de l’indépendance de leurs états respectifs restent l’Union européenne elle même, sa capacité à mettre en place les instruments nécessaires pour défendre elle-même en premier lieu, et en toute indépendance, ses citoyens, tous ses citoyens.

Il appartient à l’Union européenne de saisir cette opportunité qui plus qu’un recul des Etats-Unis constitue un appel de la part du président américain Obama à ce que les européens investissent eux-même le champ ainsi laissé libre.

Les citoyens européens, les Polonais, comme les Tchèques se sont battus pour être entendus sur ces projets américains et se sont opposés à une telle ingérence militaire des Etats-Unis sur leur sol, proclamant qu’il s’agissait d’abord d’une question européenne.. Il ne s’agit pas aujourd’hui de rester les bras croisés et d’attendre que les Etats-Unis repartent sur de nouvelles bases et de nouvelles négociations auxquelles les gouvernements polonais et tchèques sont prêts à céder même au rabais.

Car la décision d’Obama n’est pas une décision politique, c’est avant tout une décision économique, quelques soient les négociations secrètes ou non menées avec la Russie. En effet, l’une des promesses du président Bush était d’aider Pologne et République tchèque de reconstituer, moderniser et développer leurs armées respectives, pour les réconforter dans leurs craintes de voir une nouvelle expansion de la Russie, des forces militaires russes à leurs frontières. La crainte des pays de l’est n’est pas tant dans une attaque iranienne, mais bien dans des tentatives de la Russie, d’étendre sa zone d’influence militaire et de vouloir d’une façon ou d’une autre reconquérir certains territoires. On ne peut ignorer la défiance hypodermique que les européens de l’est ont à l’égard de toute tactique diplomatique russe.

La décision d’Obama n’est pas une décision  politique, c’est une décision économique, c’est un retour de l’Amérique sur elle même, une décision de protectionnisme économique américain, personne n’en est dupe.
Par contre politiquement elle laisse aux partenaires européens de la Pologne et de la République tchèque la porte ouverte et le champ libre pour les convaincre que l’Union européenne dont ils sont membres à part entière, est bien la seule structure qui peut leur garantir le respect des frontières et celui du développement de stratégies diplomatiques et de partenariat avec la Russie qui reposent sur l’intérêt des citoyens européens, de l’équilibre géopolitique de son voisinage. Politiquement elle laisse aux partenaires européens de la Pologne et de la République tchèque la possibilité d’affirmer qu’en matière de défense: plus aucun état-membre ne doit pouvoir engager seul de dialogue bilatéral avec Washington ou Moscou: toutes les décisions de défense et de politique étrangère en relation avec les Etats-Unis et la Russie devant être préparées et mises en oeuvre au niveau communautaire. (cf Bases américaines anti-missiles dans l’UE: Qui défend l’intérêt collectif européen?)

Une opportunité dont Obama n’a sans doute pas mesuré toute l’étendue, une opportunité dont l’Union européenne elle-même n’a pas mesuré l’importance. Et pourtant, très vite il sera trop tard, les européens de l’est n’attendront pas que la Russie puisse faire le premier pas.

Marianne Ranke-Cormier
Paris, Arriach (France/Autriche)
 

Lire:
Bases américaines anti-missiles dans l’UE: Qui défend l’intérêt collectif européen? 

Add comment septembre 22nd, 2009

Lettre ouverte au ministre de l’intérieur pour une meilleure organisation des élections

   

Lettre ouverte au ministre de l’intérieur pour une meilleure organisation des élections en général et des prochaines régionales en particulier.

Monsieur le Ministre, 

Les élections en France suscitent parfois des comportement bien étranges. Certaines personnes se réchauffent les extrêmités ou d’autres parties du corps grâce au pouvoir calorifique bien connu du papier de bulletin de vote, sans doute sous l’influence du débat ambiant sur la taxe carbone, quand d’autres gavent les urnes comme les oies dont on mange le foie. 

Pour les prochaines élections régionales, nous proposons une réforme du système qui permettrait d’éviter les arnaques, fraudes ou autres trahisons, d’autant plus que de nombreuses alliances plus ou moins solides risquent de voir le jour pour ce scrutin. 

Pourquoi ne pas profiter de l’expérience de nos voisins européens en ce domaine, et imprimer un seul bulletin de vote sur lequel figureraient tous les candidats. L’électeur n’aurait plus ensuite qu’à manifester son choix en cochant la case prévue à cet effet devant le nom de la personne pour laquelle il manifeste son intérêt. Ce système fonctionne parfaitement dans de nombreux pays de l’Union Européenne, comme vous avez sans doute pu vous en rendre compte personnellement lors de votre mandat d’eurodéputé sur la période 1999-2004. 

De plus, ce serait un bel hommage rendu à l’Europe que de s’inspirer ainsi d’un tel système, notamment de la part de l’un de ses députés brillament réélu en 2009 sur une liste où il se présentait pour ne pas l’être. Ne pas être obligé de siéger à Strasbourg malgré les règles édictées par son parti, mérite bien une petite compensation. 

Nous y voyons de nombreux avantages:
- économie de papier, ce qui est dans la tendance actuelle
- économie de place dans le bureau de vote puisqu’il n’y aurait plus qu’une pile de bulletins
- facilité pour le citoyen qui n’a plus à prendre autant de feuillets que de candidats (ou listes) pour ne finalement n’en utiliser qu’un (au risque de se tromper au dernier moment)

pour des inconvénients somme toute mineurs: 
- les collectionneurs de bulletins ne pourraient plus choisir les plus précieux à leurs yeux, mais auraient, d’un seul coup, d’un seul, l’ensemble des candidats à une élection sur le même feuillet. (Finies les bourses d’échange laborieuses pour trouver LE bulletin qui vous manque!) 

Notre mouvement ne présente pas de candidats aux élections nationales, mais uniquement aux élections européennes, comme ce fut le cas lors du scrutin de juin 2009 en France, en Allemagne et au Pays-Bas avec un programme unique. Cela nous permet un avis extérieur objectif sur la question, d’où cette proposition. 

Hervé Brequel*
Mons, Belgique
Membre du Comité directeur de Newropeans

Add comment septembre 22nd, 2009

Commission européenne : un bilan désastreux dix ans après la grande crise de 1999

     

Tandis que le débat autour de la re-nomination de Manuel Barroso à la tête de la Commission européenne fait rage, on a tendance à oublier que cette année marque le dixième anniversaire de la démission collective de la Commission Santer sur fond de scandales de mauvaise gestion et corruption.


Pour Newropeans, comme pour tous ceux qui s’intéressent à la fois au progrès de la démocratie et de la construction européenne, au-delà du cas Barroso, ce qui est vraiment important c’est d’analyser ce qui s’est passé au cours de la décennie qui a suivi cette crise historique de l’exécutif communautaire. Et c’est sur ce bilan, autant que sur la réaction de la Commission à la crise économique mondiale, que devraient être jugées les cinq années de la Commission Barroso. 

Or en la matière, les résultats sont affligeants. Alors que nombreux étaient ceux, dans la Commission, comme dans les autres institutions communautaires et parmi les partenaires des différents projets et programmes européens, qui espéraient que la crise de 1999 allait donner le coup d’envoi d’une vaste rénovation de l’exécutif bruxellois, on ne peut que constater que dix ans plus tard la situation a en fait empiré sur tous les fronts. 

On peut en effet identifier quatre grands défis que la crise de 1999 avaient mis en lumière et qui auraient dû être relevés par les Commissions successives de Romano Prodi et Manuel Barroso au cours des dix années passées, à savoir: 

1 . l’absence de contrôle politique sur la haute bureaucratie de la Commission
2 . le développement au cours des années 1990 d’une tolérance à la corruption et à la fraude au sein même de l’institution
3. l’influence croissante d’opérateurs extérieurs sur la définition et la conduite de politiques et programmes de la Commission
4. la perte de contact avec la réalité de terrain (que ce soit celle des citoyens en général, ou celle de ses partenaires opérationnels comme les bénéficiaires des programmes européens). 

Dix ans plus tard, le bilan est sans appel : non seulement aucun de ces défis n’a été relevé, mais en plus la situation s’est aggravée sur ces quatre points. 

 

On peut rapidement illustrer ce constat: 

  1. En 1999, comme je l’avais écrit à l’époque, nous avons assisté à un phénomène aberrant dans un système se voulant démocratique, à savoir, la démission des « politiques » pour couvrir les « bureaucrates ». La Commission Santer avait en effet dû se suicider pour éviter le déclenchement d’enquêtes tous azimuts sur les agissements de nombreux directeurs généraux et autres hauts responsables administratifs de la Commission impliqués directement dans les malversations, fraudes et autres pratiques de mauvaises gestions. Les deux Commissions suivantes n’ont hélas jamais osé affronter la haute administration de la Commission et ont donc laissé perdurer le système qui était au coeur de la crise de 1999,  à savoir une haute administration exempte de tout contrôle politique. En 1988, lors d’un entretien avec un groupe de jeunes experts qui tentait (en vain) de prévenir les dérives qui ont abouti à la crise de 1999, Mme Anita Gradin, alors Commissaire en charge du contrôle financier, avait indiqué laconiquement que face aux directeurs généraux elle était impuissante. Dix ans et deux commissions plus tard, rien n’a changé. Et le Parlement européen actuel va « s’exciter » sur la nomination des Commissaires, alors que c’est sur la haute administration de la Commission qu’il devrait exercer son pouvoir de contrôle (notamment en supprimant l’immunité judiciaire à vie dont bénéficient les fonctionnaires communautaires, comme comme le réclame Newropeans dans son programme). 
  2. Cette question des immunités judiciaires à vie est d’ailleurs l’une des composantes du deuxième défi qui n’a jamais été relevé depuis dix ans: la tolérance à la corruption et à la fraude au sein même de l’institution. La Commission reste une institution sans contrôle ou presque: les OLAF et autres UCLAF sont gérées par elles-mêmes et la Cour des Comptes est bien limitée dans ses moyens coercitifs; le Parlement ne s’intéresse qu’aux marionnettes (les Commissaires, comme l’avait d’ailleurs confirmé en 2006 le Commissaire Verheugen) et le Conseil ne cherche qu’à soumettre et affaiblir la Commission (pas d’espoir de responsabilisation du côté des Etats qui ont contribué activement à la déliquescence générale). Nul besoin d’être un grand expert pour imaginer ce que peuvent donner des années sans contrôle dans une institution gérant des dizaines de milliards d’Euro et influençant directement des pans entiers de lois s’appliquant à 500 millions de personnes. En la matière, rien n’a changé en dix ans. D’ailleurs, aucun haut fonctionnaire n’a jamais été mis en cause en quoique ce soit lors de la crise de 1999, ni d’ailleurs pour aucune autre raison depuis cette date  à l’aune de ce critère, la Commission serait ainsi une institution parfaite avec une criminalité interne égale à zéro. Dix ans plus tard, ce mensonge reste visiblement la norme. 

  3. La question de l’influence des lobbies ou de l’intrusion constante des opérateurs extérieurs impliqués dans la gestion des programmes européens n’est même plus un sujet d’interrogation. Les procédures cosmétiques en matière de transparence des lobbies ne font même pas illusion (et cela concerne aussi le Parlement européen d’ailleurs): ils déclarent ce qu’ils veulent, comme ils veulent … un vrai programme de transparence et de contrôle! 

  4. Last but not least, si la Commission avait une image publique bien dégradée au moment de la crise de 1999, aujourd’hui c’est bien pire puisqu’elle n’a plus d’image du tout. Elle a littéralement disparu de la perception politique des Européens. Le Conseil l’a totalement éclipsée et elle a tout fait pour conforter cette tendance. La nomination de présidents falots a permis à la technostructure bruxelloise de réaliser son fantasme secret : rester dans l’ombre pour éviter les problèmes que la mise en lumière apporte (comme ce fut presque le cas en 1999). Pour ce qui est de ses partenaires opérationnels, en particulier la myriade de bénéficiaires de programmes européens (universités, associations, PME, collectivités locales, ..), la Commission a réalisé l’exploit de décimer leurs effectifs (comme la baisse de fréquentation d’Erasmus l’illustre) et de faire fuir un grand nombre d’entre eux, notamment les plus dynamiques. L’un des instruments de cette brillante « réussite » a justement été le détournement par la haute administration communautaire de l’ « effet post crise 1999 ». loin de renforcer les contrôles sur elle-même, la Commission s’est empressée de multiplier les contraintes bureaucratiques portant sur les petits bénéficiaires de fonds européens : inflation de paperasseries, omnipotence d’un contrôle financier sous-équipé, procédures interminables, …. . Autant de décisions qui ont littéralement détruit une bonne partie du terreau fertile de société civile trans-européenne qui commençait à émerger à la fin des années 1990, qui ont fait fuir vers d’autres sources de financement les opérateurs les plus dynamiques et qui ont au contraire laissé le champ libre aux opérateurs dotés de bonnes infrastructures administratives (et pas forcément de bons projets, voire de projets tout court). Mais cela importe peu à la Commission. Comme me confiait l’un de mes collègues lorsque je travaillais à Luxembourg à la Cour des Comptes européennes, « pour Bruxelles, l’important n’est pas le projet, sa qualité ou son utilité, mais c’est de savoir si le dossier financier a été bien ficelé ». Avec une telle ambition historique, personne ne doit s’étonner que les bénéficiaires de programmes communautaires aient progressivement constitué l’un des groupes les plus critiques sur la Commission et son fonctionnement … alors qu’ils auraient en toute logique dû être l’un de ses fidèles soutiens. Cela résume d’ailleurs l’état de la légitimité politique actuelle de la Commission: nulle!

Dix ans après la grande crise de la Commission, on ne peut donc hélas que constater que non seulement aucune des causes profondes qui avaient conduit à la démission collective de l’exécutif communautaire n’a été traitée, mais que la situation s’est en fait dégradée contribuant à un isolement croissant de la Commission, déconnectée de toute réalité socio-politique (même un contrôle est un lien avec la réalité) et repliée sur le pouvoir et les privilèges de sa haute administration. 

Si la prochaine Commission devait avoir un programme politiquement responsable, il consisterait à relever ces quatre défis. Avec Manuel Barroso on sait déjà qu’elle n’en fera rien. Mais il ne faut se faire aucune illusion à ce stade. Puisque les Etats membres sont responsables du choix et ont la myopie historique de considérer qu’ils ont intérêt à avoir un président et une Commission faible, aucun autre candidat ne fera réellement la différence, puisqu’on a constaté depuis dix ans que la Commission ne peut pas se rénover toute seule. 

La seule solution, pour tous ceux, dont je suis, qui savent qu’une Union européenne démocratique a besoin d’ un exécutif européen dynamique légitime pour faire face aux défis communs posés notamment par la crise économique et sociale, la crise climatique, la crise de gouvernance mondiale, … c’est donc de travailler au niveau européen comme au niveau national, dans et hors les institutions européennes, pour permettre à tous ceux qui le souhaitent de préparer pour 2014 un changement radical du mode de structure et de désignation de l’exécutif communautaire, des modalités de contrôle de son fonctionnement comme de sa haute hiérarchie, et de la définition des priorités quinquennales de l’UE.

Vaste programme me direz-vous; mais a-t-on vraiment le choix sauf à sacrifier ou l’Europe ou la démocratie, ou plus probablement les deux à la fois ?
 

Franck Biancheri
President - Newropeans
www.newropeans.eu

Add comment septembre 22nd, 2009

Europe et Démocratie: le défi 2014, face aux crises tout reste à faire… débat Newropeans le vendredi 3 juillet

Vendredi 3 juillet à 20h00 aux Salons de l’Aveyron (17 rue de l’Aubrac - 75012 Paris) 

Margit Reiser-Schober, Veronique Swinkels, David Carayol et Franck Biancheri en débat: Europe et Démocratie: le défi 2014, face aux crises tout reste à faire…

margit_RS_2009.JPG   Swinkels_Veronique.jpg   Carayol_David.jpg   FB_fou deurope.JPG

un débat européen, avec nos coordinateurs de campagne en Allemagne, aux Pays-Bas et en France et Franck Biancheri, président de Newropeans (invitez vos amis !!!) - thème Europe et Démocratie: le défi 2014, face aux crises tout reste à faire… ci-joint l’invitation

Entrée libre - 06.34.99.39.13

- - - - -

Samedi 4 juillet à 9h00 toujours aux Salons de l’Aveyron (17 rue de l’Aubrac - 75012 Paris) AGORA (Assemblée générale) Newropeans pour les membres. Nous débattrons notamment sur les propositions de stratégie 2009-2014 et des prochaines dates 2009 (vous trouverez le programme détaillé dans l’intranet)

Add comment juin 29th, 2009

Emprunts, crise mondiale et Europe : l’étau se referme sur la France - Rendez-vous à l’automne

 L’annonce par Nicolas Sarkozy du lancement prochain d’un grand emprunt national, soit disant pour financer les priorités d’avenir de la France, ne surprend pas vraiment. Il s’inscrit dans la droite ligne de deux des trois groupes qui l’ont fait président et qui contrôlent sa politique : à savoir les banquiers et Washington. … NM - Read more…

Add comment juin 28th, 2009

sans cagoule, sans chemise, sans pantalon…

depuis le 20 juin en France les manifestants n’ont plus droit au port de la cagoule… Je vous le dis, on va revenir aux sans-culotte. Avouez, ils l’auront bien cherché!

Add comment juin 21st, 2009

Conseil européen: la démocratie au rabais, la démocratie au rebut…

Chers électeurs et abstentionnistes européens,

vous pensiez avoir gagné une victoire citoyenne, une victoire démocratique, et que légitimement vos élus européens, vos leaders politiques se poseraient la question de leur légitimité alors que vous avez été 60% à rejeter leurs programmes, leurs visions et leurs modèles de l’Europe? A défaut de vraiment s’inquiéter sur des démocraties qui fonctionnent au rabais, vous avez pu mesurer avec quel mépris nos classes dirigeantes ont traité au dernier Conseil européen , des 18 & 19 juin, de la démocratie européenne: au rebut. Levé de rideau sur ces tractations entre amis…

1) Traité de Lisbonne: régime spécial pour les Irlandais (et pourquoi pas les autres européens???)

 “Les dirigeants européens se sont mis d’accord vendredi pour garantir à Dublin que le traité de Lisbonne ne remettra en cause ni la neutralité militaire de l’île, ni son régime fiscal, ni l’interdiction de l’avortement…. Les chefs d’Etat européens ont également réaffirmé que chaque pays gardera «son» commissaire à Bruxelles, quelque soit son nombre d’habitants”.

La façon dont cet accord a été passé fait dire qu’il ne change rien au traité, ni à son application. Ceux qui espéraient donc rouvrir le processus de ratification de Lisbonne dans les 27 pays membres ens ont pour leurs frais. Rappelons cependant les procédures en cours en Allemagne et en Belgique, mais gageons que ces recours seront rejetés…

 

2) soutien unanime à Barroso

 les 27 chefs d’état droite et gauche confondues (comme quoi il n’y a ni droite ni gauche qui tienne en Europe…) soutiennent la candidature de Barroso à sa propre succession. Le Parlement européen n’aura plus qu’à l’introniser mi-juillet ou après le référendum irlandais, en octobre. Pour Barroso le plus vite possible, ce n’est pas une question de leadership européen, et de sortie de crise, il ne faut quand même pas prendre les citoyens pour des c…, mais simplement parce que le traité de Lisbonne impose une majorité absolue, qu’il n’est absolument pas certain d’obtenir… Si la décision est reporté à octobre gageons qu’il saura trouver une autre faille pour éviter de tomber du trône…

 

3) désignation du prochain président du Parlement européen,

non pas par les députés mais par les 27 chefs d’état qui décident à la place des députés européens qui sera leur chef de file du PPE et le prochain président du parlement européen: Jerzy Buzek, du coup la Pologne serait prête à ratifier le traité de Lisbonne (un prêté contre un rendu). Mais l’Italie récupèrera le poste de chef de la diplomatie européenne (lot de consolation pour Mauro Monti le copain à Berlusconi)…

 

 Et petite cerise sur le gâteau (the cherry on the cake) …

… parce qu’il faut bien aussi récompenser nos amis anglais: Berlusconi soutient Tony Blair comme premier président de l’UE, si Lisbonne passe - comme Sarkozy l’a déjà fait, manque plus que Merkel à l’appel et le tour est joué.

 

Cinq chefs d’état, cinq, et leurs petits amis imposent leur jeu de chaises tournantes à 60% de citoyens qui par leur abstention ont renié toute légitimité à la classe politique européenne entière. Mais on se demande aussi pourquoi les 40% d’autres ont élu des députés?

Tout est là: Traktat wraca do Irlandii (rp.pl - 20.06.2009)

Marianne Ranke-Cormier
Paris, Arriach (France/Autriche)

 

PS: depuis aujourd’hui en France les manifestants n’ont plus droit au port de la cagoule… Je vous le dis, on va revenir aux sans-culotte. Avouez, ils l’auront bien cherché!

 

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